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Tchad: le collectif des avocats des personnes arrêtées entend relever appel du jugement    

 

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Après la déclaration du procureur de la république près de tribunal de grande instance de N’Djamena, le collectif des avocats engagés pour La Défense des personnes arrêtées n’a pas tardé a réagir , il entend rapidement relever appel des décisions de jugement rendues par les audiences foraines de Korotoro.

 

 

« Tout cela n’augure rien de bon parce qu’il  y'a eu la violation de règle de procédure et la violation de règle  du procès au fond.  Nous allons faire appel des décisions rendues à Korotoro dans de circonstances le plus injustes qu’elles soient. Nous allons relever appel de ces décisions sur  la question de forme en ce qui concerne la procédure et sur la question de  fond en ce qui concerne la culpabilité supposée ou réelle ou à l’innocence de personnes contre qui des condamnations ont été prononcées », a indiqué Maitre Frederic Daidonnet, président de la commission de droit de l’homme du barreau du Tchad et coordinateur du collectif des avocats engagés pour la défense des individus arrêtés.

Le procureur de la république près de tribunal de grande instance Moussa Djibrine Awade,  a annoncé lundi dans son bureau à N’Djamena  lors d’un point de presse que 262 personnes ont été condamnées à des peines d’emprisonnement ferme de 2  à 3 ans, 59 personnes relaxées et 80 personnes condamnées à des peine d’emprisonnement avec sursis de 12 à 24 mois. Ce  verdict peu clément  de 400 manifestants a été rendu public vendredi dans le bagne de Korotoro. Près de 300 personnes ont été jugées dont certaines ont été condamnées  et d’autres relaxées pour infraction non constituée. Les manifestants interpellés  sont poursuivis pour plusieurs infractions notamment "attroupement non autorisé", "destruction des biens", "incendie volontaire", "violence et voies de faits" et "trouble à l'ordre public", avait  précisé le parquet. 

Le 20 octobre, des milliers de personnes s'étaient réunies dans tout le pays à l'appel de l'opposition contre la prolongation de deux ans au pouvoir du général Mahamat Idriss Déby Itno, proclamé chef de l'Etat par les militaires il y a 18 mois à l'annonce de la mort de son père, le président Idriss Déby Itno, tué au front par des rebelles après avoir dirigé d'une main de fer le Tchad 30 années durant.

L'opposition, des ONG locales et internationales, ainsi qu'une partie de la communauté internationale, Union européenne (UE) et Union africaine (UA) en tête, avaient fermement condamné un recours excessif à la violence "contre les civils" dans la répression du mouvement de protestation. Et le pouvoir n'a reconnu à ce jour qu'une "cinquantaine" de morts par balles et plus de 300 blessés pour la seule journée du 20 octobre, dont une "dizaine de tués" parmi les forces de l'ordre. 

" le barreau du Tchad, attaché au respect des droits humains que le nouveau code de procédure pénale du Tchad protègent à travers ses dispositions allègrement voilées par les autorités tant gouvernementales que judiciaires , décide de cesser toutes les activités ce, sur toute l’étendue du territoire pendant la période de la tenue de cette audience dite foraine à Korotoro et exige , que les personnes détenues arbitrairement auxdits lieux , puissent être libérées et ramenées purement et simplement à N’Djamena auprès de leurs familles respectives", a précisé Me Koulmen Nadjiro, la secrétaire   de l’ordre des avocats du Tchad. 

Quelques jours après les manifestations, les autorités avaient fini par reconnaitre l'arrestation de 621 personnes, dont 83 mineurs, transférées à la prison de haute sécurité de "Koro Toro", en plein désert à plus de 600 km de la capitale.