Tchad : Le PDS fustige le Gouvernement de Transition post DNIS

Le président du Parti Démocrate et Socialiste (PDS) Djividi Boukar Dibeing a animé une conférence de presse le mercredi 22 décembre 2022 dans les locaux de radio FM liberté.
« A l’orée d’une année qui aura été particulièrement violente et douloureuse pour beaucoup des Tchadiens, qu’il me soit permis de saluer la mémoire des citoyens tombés sous les balles des ennemis de la paix ce ’’Jeudi Noir’’. Daigne le Dieu d’Abraham, le Dieu clément et miséricordieux admettre la rémission des péchés de toutes ces victimes et les accueillir dans sa félicité céleste en attendant le jugement dernier ». C’est dans un discours de détresse, pitoyable, émouvant que le président du PDS Djividi Boukar Dibeing a entamé sa communication avec la presse nationale.
Echangeant avec les journalistes, le président national de PDS Djividi Boukar Dibeing a fait un regard post rétrospectif sur l’organisation des assises du Dialogue National Inclusif et Souverain. Pour lui, les questions cruciales telles que les échéances électorales, le recensement biométrique, le découpage administratif et la réconciliation nationale sont foulés au pied pour laisser place un folklore de dialogue, un dialogue de diversement. « Là où le bât blesse, c’est que l’objectif de changement proclamé tambour battant avéré chimérique. Comme les vieilles habitudes ont la peau dure, le régime continue à s’illustrer de plus belle dans la pratique des injustices et d’exclusion dans la gestion des affaires publiques », vocifère-t-il.
Il continue dans sa communication en précisant qu’il suffit de scruter les intentions qui transparaissent dans les actes du Gouvernement post Dialogue pour s’en convaincre. Il s’agit pour lui d’une équipe gouvernementale foncièrement déséquilibrée, un cumul de fonction qui évoque une incapacité congénitale des autres citoyens à assurer certaines fonctions républicaines, un Conseil Nation de Transition qui, par sa taille indique-t-il, sa configuration non représentative et son institution à la dévotion du pouvoir, s’en est-il fini.



