Tchad: l'UNDR dénonce le caractère violent de manifestants( Rapport CNDH)

Concernant les événements du 20 octobre 2022, Monsieur Célestin Topona Mocnga Winga a dit ne pas comprendre le comportement des manifestants parce qu’ils étaient tous ensemble dans "Wakit Tama" au début de sa création pour contester le sixième mandat de Idriss DEBY ITNO, qui était un mandat de trop.
C’est pour éviter l’écoulement de sang que l’Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR) a décidé de participer à la gestion du pays avec les autorités de la transition après la mort brutale du Président Idriss DEBY ITNO. L’Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR) ne mérite pas d’être la victime de ses anciens compagnons de lutte, a-t-il ajouté.
Monsieur Célestin Topona Mocnga Winga a déclaré par ailleurs que, si "Les Transformateurs" et "Wakit Tama" avaient opté pour une lutte pacifique comme ce fut leur cas, les violences du 20 octobre 2022 n’auraient pas eu lieu.
Quant au déroulement des manifestations, le Vice-président de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR) a révélé qu’il se trouvait à Farcha quand il a été contacté pour être informé de la situation des casses et du saccage du siège national du parti. Le temps de descendre sur les lieux, le siège était totalement en flammes. Tout ce qui s’y trouvait était parti en feu. Les deux jeunes gardiens qui s’y trouvaient se sont sauvés en fuyant. De son point de vue, les manifestants étaient drogués, armés et préparés à une insurrection populaire pour prendre le pouvoir.
Il s’est ensuite demandé pourquoi les leaders des partis et associations de la société civile qui ont appelé à la manifestation sont hors du pays et que certains paisibles citoyens sont envoyés en prison.
Monsieur Célestin Topona Mocnga Winga estime qu’il y a des zones d’ombre qu’il faut éclairer. Ces zones d’ombre, il les formule sous forme d’interrogation : pourquoi les militaires ne sont pas intervenus à temps pour arrêter les manifestants et protéger le siège du parti ?
Abordant la question du bilan, il estime que le parti s’en tient à la version officielle et qu’il attend avec impatience les rapports de plusieurs organisations qui mènent des enquêtes pour que la justice soit rendue aux victimes.



