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Tchad: Une centaine de manifestants dans les rues contre la présence de militaires français

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Quelques centaines de manifestants, pour la plupart très jeunes, se sont rassemblés, vendredi 6 décembre, à N’Djamena, la capitale du Tchad, pour exprimer leur soutien à la rupture des accords militaires avec la France annoncée le 28 novembre par le pouvoir tchadien.

 

La foule d’environ 300 à 500 personnes, dont de très nombreux mineurs, s’est retrouvée aux abords du stade de N’Djari avec des affichettes proclamant, en français ou en arabe, « Tchad hourra, France barra [dehors] » et des drapeaux aux couleurs du pays, a constaté l’Agence France-Presse (AFP).

« Après soixante ans de coopération, nous n’avons pas besoin de militaires français, nous avons une armée, nous pouvons défendre notre pays », a déclaré à l’AFP Abdel Daim Abdallah Ousmane, le secrétaire général du Conseil supérieur des affaires islamiques, présent à la manifestation. « Notre manifestation est pacifique, nous ne sommes pas un ennemi de la France et la France n’est pas un ennemi pour le Tchad », a-t-il ajouté.

« Mission historique »

Les autorités ont autorisé le rassemblement à l’intérieur du stade mais ont « interdit formellement toutes les manifestations sur la voie publique », selon un arrêté officiel, ce qui n’a pas empêché de petits groupes de se réunir dans les rues de la capitale vendredi matin. La manifestation s’est dispersée sans incident.

Jeudi, une première manifestation avec les mêmes slogans a réuni quelques centaines de personnes à Abéché, une ville commerçante de l’est du pays. Celle-ci était « organisée par le maire » et « encouragée par le gouverneur » régional, d’après le site d’information « Tchadinfos ».

Il s’agit d’une première pour ce pays sahélien, allié traditionnel de la France et dernier Etat de la région à accueillir ses soldats dans le cadre d’accords de sécurité et de défense hérités de l’époque coloniale. « Etape cruciale » dans le processus de rupture, la commission spéciale créée mercredi 4 décembre pour la mise en œuvre de la dénonciation de ces accords a tenu sa première réunion jeudi à N’Djamena pour répondre à cette « mission historique », selon un communiqué de la primature du Tchad.

La décision de rupture, annoncée quelques heures après une visite du chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a pris de court Paris qui en a simplement pris « acte », en faisant valoir qu’une réflexion sur la revue de son dispositif militaire en Afrique était déjà en cours.

« Comment réengager la coopération avec ces Etats ? »

Après le retrait forcé des troupes françaises du Mali, du Burkina Faso et du Niger, l’annonce surprise du Tchad a coïncidé avec un souhait de fermeture des bases françaises au Sénégal, annoncé par son nouveau président, Bassirou Diomaye Faye.