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Tchad: une vingtaine de chefs rebelles du FACT est en vie

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Une vingtaine de  chefs rebelles du Front  pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT), portés disparus lors du combat , est actuellement détenue dans les locaux du PSIG où ces chefs de l'opération du FACT ont été entendus  par un juge d'instruction selon une source sécuritaire. Ils devront probablement être transférés demain à la maison d'arrêt de Klessoum pour attendre leur  jugement selon cette même source.

 

On peut noter que le commandant d'opération militaire du FACT, Mahdi et le président du RPR, Mahamat Bahr Kendji sont bien vivants .  Sur un total de  27 chefs rebelles appréhendés au combat dont 20  sont actuellement détenus dans les locaux PSIG. Les 7 autres sont portés toujours disparus. L’armée tchadienne avait affirmé le 19 avril 2021  avoir tué plus de 300 rebelles qui mènent une incursion depuis huit jours dans le nord du pays, fait 150 prisonniers et perdu cinq militaires dans des combats, le pouvoir assurant que la situation est sous contrôle.  

Le Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) avait lancé son offensive depuis ses bases arrières en Libye le 11 avril, jour de l’élection présidentielle. 

Samedi 17 avril 2021, le gouvernement avait affirmé que l’offensive, dans les provinces du Tibesti et du Kanem, avait « pris fin ». Mais des combats ont repris dimanche en fin d’après-midi, selon le général Azem Bermandoa Agouna, porte-parole de l’armée. « La situation est calme en ce moment sur le front », avait -t-il toutefois déclaré lundi 19 avril. 

Le FACT, lui, avait assuré s’être rendu maître du Kanem, où se sont déroulés les combats de samedi. Les affirmations de l’un ou l’autre camp ne peuvent être vérifiées de sources indépendantes, l’accès aux zones de combats étant interdit.  

Chars à N’Djamena

« Les rebelles sont encore à 500 km de N’Djamena. L’intérêt de M. Déby n’est pas de combattre le plus loin possible mais de garder des troupes autour de la capitale », analysait dans l’après-midi Roland Marchal, chercheur au Centre de recherches internationales (Ceri) de Sciences Po Paris.  

Des chars avaient été positionnés lundi sur les principales avenues de la capitale, ce qui avait entraîné des scènes de panique. Ces blindés avaient été retirés en fin de matinée, à l’exception d’un périmètre autour de la présidence. 

« La mise en place ce matin d’un dispositif sécuritaire dans certains endroits de la capitale semble être mal interprétée. Je tiens à rassurer qu’il n’existe aucune menace particulière », avait  souligné sur Twitter Cherif Mahamat Zene, le porte-parole du gouvernement. 

L’ambassade de France avait également souligné à l’attention de ses ressortissants qu’il s’agissait « une mesure de précaution, à usage dissuasif, sans qu’une menace particulière pèse sur la capitale ». 

Dans le massif du Tibesti, frontalier avec la Libye, mais aussi dans le nord-est, qui borde le Soudan, des rebelles tchadiens affrontent régulièrement l’armée depuis leurs bases arrières dans ces pays. 

En 2008, une offensive rebelle avait échoué in extremis aux portes du palais présidentiel de N’Djamena grâce à l’appui de l’armée française. En 2019, une colonne rebelle avait tenté une nouvelle incursion depuis la Libye mais avait été stoppée loin de la capitale par des frappes aériennes françaises.