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Sahara : Rabat annonce une nouvelle étape diplomatique après le vote du Conseil de sécurité

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Malgré le veto russe ayant empêché l’adoption du projet de résolution américain sur le Sahara, le Maroc retient le soutien de onze membres du Conseil de sécurité. Le Cabinet Royal considère ce résultat comme une avancée politique majeure et annonce une nouvelle phase dans la gestion du dossier, marquée par la perspective du retrait de la MINURSO et la poursuite de l’offensive diplomatique du Royaume.


Le dossier du Sahara entre dans une nouvelle phase. Dans un communiqué publié le 30 octobre 2026, le Cabinet Royal a qualifié les dernières évolutions au Conseil de sécurité de « progrès majeur vers la résolution définitive de la question du Sahara marocain aux Nations unies », malgré l’échec de l’adoption du projet de résolution présenté par les États-Unis.


Le texte américain a recueilli onze voix favorables, trois abstentions et une opposition, celle de la Russie, dont le veto a empêché son adoption. Pour Rabat, cette majorité constitue néanmoins un signal politique important, traduisant une évolution du soutien international en faveur de l’initiative marocaine d’autonomie sous souveraineté du Royaume.
Le projet visait notamment à consacrer cette initiative comme fondement exclusif des négociations, tout en prévoyant une révision du mandat et des missions de la MINURSO ainsi que des dispositions relatives à la recherche d’une solution durable pour les populations des camps de Tindouf.
Cette orientation s’inscrit, selon le Maroc, dans la continuité de la résolution 2797 adoptée en 2025. Rabat considère ainsi que le veto russe, bien qu’il ait bloqué l’adoption du nouveau texte, ne remet pas en cause les acquis diplomatiques enregistrés autour de sa proposition d’autonomie.
L’autre évolution majeure concerne le non-renouvellement du mandat de la MINURSO. Le Cabinet Royal évoque la perspective d’un retrait de la mission des provinces méridionales, comprenant son personnel, ses véhicules, ses équipements et ses emblèmes, sans toutefois préciser les modalités pratiques de cette opération.
Créée en 1991 pour accompagner le processus de règlement du conflit, la mission n’a pas permis l’organisation du référendum initialement envisagé. Rabat estime que cette situation, aggravée par la rupture du cessez-le-feu en 2020, justifie une révision du dispositif onusien. Le communiqué présente ainsi la fin éventuelle de cette présence comme la clôture d’un cycle de trente-cinq années.
Sur le plan politique, le Cabinet Royal considère que le processus de négociation demeure paralysé par les divergences entre les parties. Il estime que la nouvelle configuration diplomatique devrait conduire l’Algérie et le Polisario à reconsidérer leurs positions, tout en annonçant la poursuite d’initiatives auprès des différentes instances des Nations unies.
Le communiqué soulève également la question du maintien du dossier à l’ordre du jour du Conseil de sécurité en l’absence de renouvellement du mandat de la MINURSO. Cette perspective relève toutefois de la position exprimée par Rabat et ne constitue pas, à ce stade, une décision distincte du Conseil.
Sur le plan sécuritaire, le Maroc réaffirme son attachement au cessez-le-feu, tout en soulignant sa détermination à défendre son intégrité territoriale, sa souveraineté et la sécurité de ses populations.
Cette nouvelle séquence intervient dans le contexte de la commémoration de la fête de l’Unité, proclamée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que le Cabinet Royal associe à une transition vers une nouvelle étape dans la gestion du dossier.
Sur le front diplomatique, Rabat entend poursuivre ses démarches bilatérales et régionales, faisant valoir que plus des deux tiers des États membres des Nations unies, dont plusieurs puissances influentes et membres permanents du Conseil de sécurité, soutiennent l’autonomie sous souveraineté marocaine comme solution au différend.
Au-delà du vote, l’enjeu réside désormais dans les suites institutionnelles du non-renouvellement du mandat de la MINURSO, l’évolution du processus politique sous l’égide des Nations unies et la capacité des parties à éviter une nouvelle dégradation sécuritaire. Le Maroc entend, pour sa part, transformer le soutien diplomatique obtenu en avancées concrètes vers un règlement fondé sur son initiative d’autonomie.