FLASH INFOS
:
ArabicEnglishFrench

WhatsApp_Image_2021-01-28_at_13.40.58.jpeg

WhatsApp_Image_2021-03-28_at_22.56.08_1.jpeg

Chine:Conférence mondiale sur l'intelligence artificielle (WAIC) 2026-Pour une gouvernance inclusive de l'IA au service de l'humanité Opinions

le .

IMG 20260717 WA0648

(Note de l'éditeur : Cet article représente le point de vue de l'auteur Karim Badolo et pas nécessairement celui de CGTN.)

La Conférence mondiale sur l'intelligence artificielle (WAIC) 2026 et la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle se déroulent à Shanghai du 17 au 20 juillet autour du thème « Partenariat d'IA pour un avenir plus radieux ».

1400 invités venus du monde entier participent à cette rencontre majeure qui se présente comme une plateforme internationale d'échanges sur la gouvernance mondiale de l'IA et son développement rapide.

L'IA, en tant qu'outil technologique à usage général, est en train de transformer à un rythme sans précédent tous les secteurs de l'activité humaine tels que la santé, l'éducation, l'économie, l'agriculture, les transports, la recherche scientifique et l'industrie manufacturière. Elle crée de nouveaux secteurs d'activités, engendre de nouveaux comportements et offre des opportunités insoupçonnées. Toutefois, un outil aussi important que l'IA mérite que l'on accorde une véritable attention à sa gouvernance à l'échelle mondiale et à son accessibilité à tous. C'est tout l'enjeu de ce rendez-vous de Shanghai.

Force est de constater qu'à l'heure actuelle, la gouvernance mondiale de l'IA est marquée par des approches fragmentées, ce qui fait émerger des usages guidés par des intérêts particuliers. Ces différentes approches de l'IA constituent un frein à une coopération inclusive de cette force technologique qui bouleverse tous les modes de production et de vie. En tant que prouesse technologique importante du 21ᵉ siècle, l'IA devrait être considérée comme un bien public international au service de l'humanité. À ce titre, un consensus devrait être impérativement obtenu dans la gouvernance mondiale de l'IA. Au risque d'assister à des dérapages préjudiciables à l'humanité, il importe de trouver une voie adéquate pour gouverner l'IA.

C'est pourquoi la Chine, en tant que pays détenant le plus grand nombre de brevets en intelligence artificielle au monde, a pris les devants pour proposer une approche inclusive et collaborative de l'IA. Quelle que soit la qualité des solutions que cette technologie offre à l'humanité, il faudra à tout prix convenir d'une coopération qui garantisse une coordination en matière de stratégies de développement, de règles de gouvernance et de normes techniques,afin de promouvoir le développement sain et dynamique de l'industrie de l'IA. À travers une proposition intitulée « Plan d'action pour la gouvernance mondiale de l'IA » publiée en 2025, la Chine a clairement énuméré les principes fondamentaux qui pourraient favoriser une conception globale de la gouvernance de l'IA. Ces principes reposent sur cinq axes : l'orientation vers le bien commun, le développement guidé par l'équité et l'inclusion, la sécurité et la contrôlabilité, la justice et l'accessibilité, et l'ouverture et la coopération internationale.

La présente conférence de Shanghai poursuit également le même objectif d'une gouvernance mondiale inclusive de l'IA. Dans son discours lors de la cérémonie d'ouverture, le président chinois, Xi Jinping, a rappelé l'impératif d'adhérer au principe d'ouverture et de coopération gagnant-gagnant tout en stimulant un développement axé sur l'innovation, de renforcer la prise de conscience des risques et de veiller à ce que l'IA soit sûre et contrôlable, d'encourager l'inclusion et de promouvoir l'apprentissage mutuel entre les civilisations et de prôner la solidarité et d'améliorer la gouvernance mondiale.

En accueillant de telles rencontres d'envergure mondiale sur l'IA, la Chine voudrait encourager l'accessibilité de tous à cette technologie. La fracture numérique qui frappe beaucoup de pays du Sud global ne devrait pas s'étendre à l'IA. Et la meilleure alternative pour y parer, c'est d'offrir des opportunités de formations aux pays en développement dans le domaine de l'IA. À ce titre, Xi Jinping a réitéré sa volonté de soutenir davantage le développement mondial de l'intelligence artificielle et de promouvoir le renforcement des capacités à l'échelle mondiale.

En ce sens, la Chine mettra à disposition, au cours des cinq prochaines années, 5 000 places de formation spécialisée en intelligence artificielle à l'intention des pays en développement. Elle mettra en place des centres internationaux de coopération en matière d'application de l'IA avec l'ASEAN, la Ligue des États arabes, l'Union africaine, la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes, l'Organisation de coopération de Shanghai et les BRICS. Elle aidera 30 pays à utiliser le système d'alerte météorologique précoce MAZU, basé sur l'IA, afin de protéger les vies et les biens des populations à travers le monde

 

L'IA est une belle invention entre les mains des hommes. Elle est la preuve que l'innovation est au cœur de l'aventure humaine. L'IA est en train d'ouvrir de nouveaux horizons de développement inédits pour l'humanité. Cependant, elle ne sera véritablement profitable à l'humanité que dans son usage décent et dans sa gouvernance inclusive et concertée. Comme l'a si bien formulé Xi Jinping, « Le développement de l’IA ne doit pas être le solo d’un seul pays, mais la symphonie de la coopération internationale ». C'est pourquoi une réflexion féconde doit non seulement accompagner son développement rapide, mais aussi la manière dont elle doit être utilisée de manière égalitaire et consensuelle. Des initiatives comme la Conférence mondiale sur l'intelligence artificielle (WAIC) 2026 et la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle méritent d'être encouragées pour fédérer les compétences en vue d'une gestion rationnelle de l'IA. L'espoir quant à une gouvernance inclusive est permis. Et il faut se réjouir de la naissance à Shanghai, à la veille de la WAIC, de l'Organisation mondiale de coopération en matière d'intelligence artificielle. Cette nouvelle structure, promue par la Chine et d'autres organisations internationales, se présente comme une plateforme qui va favoriser un consensus plus large sur la manière dont l'IA doit servir l'humanité.

(Photo : VCG)