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Tchad:Wakit Tamma appelle à une nouvelle marche le 7 août prochain

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Des associations de la société civile et des partis regroupés dans Wakit Tamma  ont appelé ce lundi à manifester contre "la confiscation du pouvoir" du Conseil militaire de transition (CMT), dirigé par le fils d'Idriss Déby, Mahamat Idriss Déby Itno, et "exiger la révision de la charte actuelle et l'organisation d'une conférence nationale souveraine, inclusive et globale".

" Nous annonçons que la prochaine marche aura lieu le 7 août 2021. Tant que le gouvernement n'accèdera pas aux légitimes réclamations du peuple tchadien, les marches continueront", a indiqué  Me. Max Loalngar, le porte-parole de Wakit Tamma. Selon lui, le Tchad doit cesser d'être une terre de douleurs et d'oppression. 
" Nous revendiquons pacifiquement l'effectivité des droits fondamentaux universellement reconnus aux Hommes", dit-il.

Plusieurs centaines de personnes avaient manifesté jeudi dernier  à N'Djamena contre la junte qui dirige le Tchad depuis la mort d'Idriss Déby Itno, encadrées par un fort dispositif policier.

Les autorités de transition avaient  affirmé jeudi soir dans un communiqué qu'un dialogue national inclusif se tiendrait en novembre et décembre, en vue de "l'organisation d'un référendum constitutionnel et des élections générales libres et transparentes", sans autre précision.

La manifestation avait été autorisée sur une avenue, longue de 3 kilomètres, dans le centre de la capitale tchadienne. Les forces de l'ordre ont été massivement déployées. La manifestation s'est déroulée dans le calme, a constaté un journaliste de l'AFP.

"La France hors du Tchad", affirmait une pancarte et des drapeaux français ont été brûlés.

La France, ancienne puissance coloniale, est accusée par une partie de l'opposition de soutenir le nouveau pouvoir depuis que le président Emmanuel Macron, seul chef d'État occidental présent, est venu à N'Djamena rencontrer les nouvelles autorités à l'occasion des funérailles du maréchal Déby.

"Nous allons continuer à marcher jusqu'à l'instauration d'un pouvoir civil. La France doit choisir le peuple tchadien comme son véritable interlocuteur et non un petit groupe d'individus, ou elle sera l'ennemi éternel du peuple tchadien", avait déclaré Max Loalngar, porte-parole de Wakit Tamma, une plateforme de l'opposition.

Depuis l'annonce de la mort du président Déby le 20 avril, Mahamat Idriss Déby Itno, 37 ans, concentre presque tous les pouvoirs. Il s'est arrogé les titres de président de la République et de chef suprême des armées. Il a promis des élections "libres et démocratiques" au terme d'une période de transition de 18 mois renouvelable, mais sans exclure une prolongation de la transition.

Le 27 avril, six personnes avaient été tuées à N'Djamena et dans le sud du Tchad, selon les autorités, neuf selon une ONG locale, au cours de manifestations interdites, à l'appel de l'opposition et de la société civile. Plus de 600 personnes avaient été arrêtées.

Le 12 juillet, la junte avait autorisé pour la première fois une marche de l'opposition, en changeant l'itinéraire initial, ce qui avait poussé les organisateurs à annuler la mobilisation.

Le CMT a dissous le Parlement et le gouvernement et abrogé la Constitution. Sous la pression internationale, la junte a finalement nommé un "gouvernement de transition" de civils le 2 mai, dirigé par Albert Pahimi Padacké, le dernier Premier ministre