Tchad: la participation du secteur privé dans l’agriculture renforcera l'économie Tchadienne

Selon un rapport du Groupe de la Banque mondiale, une plus grande participation du secteur privé dans l’agriculture pourrait permettre au Tchad de renforcer son économie N’Djamena (Tchad), 27mars 2023 —Selon un rapport publié aujourd’hui par la Société financière internationale (IFC) et la Banque mondiale,le Tchad pourrait diversifier son économie, réduireson niveau de pauvreté et stimuler un développement inclusif en renforçant les investissementsdu secteur privé dans des chaines de valeurs agricoles à fortpotentiel croissance.
Le rapport préconiseaussi de renforcer les infrastructuresde baseainsi quel’accès àl'énergieet au financementpour favoriser ledéveloppement de ces chaines de valeurprometteuses. Le Diagnostic du secteur privé duTchad(CPSD,selon l’acronyme anglais) analyse en détail les défis et les opportunités liés au développement du secteur privé dans le pays. En phase avecle plan national de développementVision 2030 -Le Tchad que nous voulons,le rapport recenseles axes de réformeset les secteurs les plus susceptibles de favoriser une croissance durable et inclusive portée par le secteur privé.Le CPSD met en lumière plusieurschaines de valeuràfort potentielde développement :l’élevage, les graines de sésame, la gomme arabique et le coton. Accroître la participation du secteur privé dans la chaîne du froid, l’industrialisation de l’élevage, la gestion de l’eau,et favoriser l’accès à des semences de qualité et des engraispour les agriculteurs, permettra de doper le développement de ces chaines de valeur,selon le rapport.La publication du rapport intervient alors que le Tchad, dont l’économie est de plus en plus dépendante au pétrole, se remet des effets de la pandémie de COVID-19 tout en faisant face àd’autres défis majeurstels que l'insécurité alimentaire, la volatilité des cours du pétrole et le changement climatique. L’agriculture et l'élevage pastoral contribuent à 73% des revenus des ménages tchadiens et à 54% du PIB.«Le Tchad aspire à la diversification de son économie pour réaliser les promesses de son plan national de développement.Àtravers le CPSD, la Banque mondiale etIFCentendent soutenir les efforts du Gouvernement du Tchad pour faire du secteur privé le moteur de la création d’emplois et de la transformation économique du pays, »souligne Rasit Pertev,responsable pays de la Banque mondiale pour le Tchad.«Le Tchad offre d’importantes opportunités d’investissement pour le secteur privé dans des chaînes de valeur agricoles porteuses de transformation structurelle et d'emplois», ajoute Sylvain Kakou, responsable pays d'IFC pour le Tchad. «Le CPSD décrit de manière détaillée comment le Tchad pourrait
mieux exploiter son potentiel agricole afin d’offrir plus d’opportunités àsa population et d’atteindre ses objectifs de développement.»Le rapport insiste par ailleurs sur la nécessité de mettre en œuvre des réformes visant à éliminer les obstacles qui entravent le développement du secteur agricole dans les domaines de l'énergie, des infrastructures, de l'accès au financement et de l'économie numérique. La création de mini-réseaux et de centrales électriques indépendantes, par exemple, ou encore fournir desgaranties de crédit en faveur des PME, pourraient accroître la productivité des agriculteurs et producteurs.En phase avec lesconclusions du rapport, la stratégie du Groupe de la Banque mondiale pour le Tchad est axée sur l’agro-industrie, l’infrastructure, l’énergie, les TIC, l’industrie manufacturière, les transports et la logistique.Le CPSD du Tchad peut être téléchargé icien français et en anglais.À propos des Diagnostics du secteur privéLancée en 2017 en tant qu’initiative prioritaire du Groupe de la Banque mondiale, la série de diagnostics-pays du secteur privé s’inscrit dans sa volonté stratégique de soutenir l’accroissement des investissements privés et la mobilisation du secteur privé pour contribuer à la résolution des défis de développement dans ses pays clients. Les diagnostics évaluent les principaux obstacles à la participation du secteur privé et recensent les réformes à introduire dans la politique générale et la réglementation d’un pays pour libérer le potentiel de croissance du secteur privé. Ils sont réalisés conjointement par la Société financière internationale (IFC) et la Banque mondiale. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.ifc.org/cpsd.À propos d’IFCLa Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, est la principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les marchés émergents. Elle est active dans plus de 100pays et consacre son capital, ses compétences et son influence à la création de marchés et de débouchés dans les pays en développement. Au cours de l’exercice2022, IFC a engagé un montant record de 32,8milliards de dollars au profit de sociétés privées et d’institutions financières dans des pays en développement, mobilisant ainsi les capacités du secteur privé pour mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée dans des économies aux prises avec les conséquences de crises mondiales multiples.



