🇷🇴Humanitaire 🇷🇴: plaidoyer des médias en solidarité avec les réfugiés soudanais
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A l’initiative du Ministère de la Communication en consortium avec la Maison de la Presse du Tchad (MPT) et l’Union des journalistes tchadiens (UJT), une dizaine de journalistes points focaux a effectué du 10 au 14 novembre 2025, une mission dans le cadre du programme de coopération avec l’Unicef à l’Est du pays. Sous la Direction du la Coopération du Ministère de la Communication, les journalistes ont visité les sites des réfugiés à Farchana et à Adré à la frontière soudanaise.
L’objectif de cette mission est de faire des reportages de terrain afin de rendre visibles les interventions des partenaires œuvrant dans la zone et surtout mobiliser les ressources nécessaires pour faire face à la situation des urgences afin d’amélioration des conditions de vie des réfugiés venus de Soudan.

Le préfet d’Adré, le colonel Dillo Bergou Darga a salué la présence de la presse pour donner plus de visibilité aux problèmes majeur de l’heure. S’agissant de la situation sécuritaire caractérisée par les vols à l’arrachée et autres larcins souvent maitrisés par les éléments des Forces mixtes déployés dans la zone. Et cela a permis de garantir la sécurité et la quiétude des populations. Il se dit par ailleurs satisfait des interventions des partenaires humanitaires dans sa circonscription au bénéfice des populations vulnérables avec pour impact positif, le recrutement des jeunes pour résorber le chômage tout en appréciant particulièrement l’accueil des refugiés avec l’hospitalité légendaire de la population locale.

Les journalistes ont par la suite visité le château d’eau offert par l’Unicef en sous traitante avec l’ONG SAHKAL. C’est un système de pompage qui fonctionne deux fois par jour avec quatre bornes fontaines pour 3 000 personnes. Le Pont de service humanitaire (PSH) dont les principales activités concerne la protection des enfants et particulièrement la lutte contre les VBG, la maltraitance des enfants réfugiés accompagnés ou non et ceux séparés de leurs parents dans le cadre de la prise en charge psychomédicale et leur placement dans les familles d’accueil avec un plan de riposte a été la prochaine étape.
Ensuite, ce fut un mécanisme de Communication Intégrée de Service Multisectoriel (CISM) pour éclairer les hommes des médias sur la prise en charge en matière de VBG depuis le guichet de santé mentale, psychosocial et juridique jusqu’à la salle d’observation ainsi que l’espace réservé aux enfants sous l’assistance d’un éducateur spécialisé. La capacité matérielle d’accompagnement et la sensibilisation constituent le défi majeur du moment.
Enfin, ce fut le temps de suivre les explications sur les procédures de distribution de l’eau et la visité guidée à la clinique ambulatoire pour la prise en charge nutritionnelle des enfants pour clôturer les activités de la journée. A djoroko Férrick, la dotation d’un château d’eau avec quatre bornes fontaines permet à 150 ménages ainsi que les populations environnantes de s’approvisionner avec pour objectif la réduction de la distance et des VBG. La visite de l’espace Ami des enfants a été l’occasion pour les journalistes de découvrir les activités ludiques et éducatives organisées pour l’épanouissement des mineures et adolescents.
En définitive, la situation semble calme mais le principal défi à relever est la gestion de l’espace entre les populations autochtones, retournées et déplacées ainsi que les réfugiés pour éviter tout conflits de cohabitation.



