🇷🇴Anti-corruption🇷🇴: Les diables répondront de leurs actes devant la justisse

La contrôleur générale de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC) Mme Fatimé Abdelkérim Soumaïla, a animé un point de presse ce jeudi 28 août 2025 à l’ONAMA pour dénoncer et mettre en garde les accrocs de malversation financière des biens publics.
« Les auteurs de magot, de jackpot, de bien mal acquis, de dilapidation, de magouille et de pot-de-vin répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes de la République »
Une mission de contrôle et de vérification de gestion de fonds sur les différentes structures de l’Etat organisée par l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC) lui a permis de découvrir une somme importante d'argent détournée par les responsables de la République. Pour la contrôleur générale adjointe, Mme Fatimé Abdelkérim Soumaïla, la restitution des travaux de la mission dans les différentes structures de l’Etat, lui a permis d’ester une poursuite judiciaire contre les auteurs et de leurs complices : « C’est ainsi que plusieurs plaintes sont déposées contre les ressources impliquées dans les actes des malversations constatées par les missions déployées sur le terrain », rappelle-t-elle.
Bilan macabre de détournements de fonds public
À Abéché et à Koundjourou, les trésoriers provinciaux et départementaux, surpris les mains les sacs, ont été enjoins et mis en demeure de justifier plusieurs milliards disparus. Ils ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Et, contraints, ils ont accepté de verser l’argent volé au trésor public.
A Bagassola dans le département de Kaya, le trésorier départemental est fautif de la disparition d’un magot important d’un milliard cent quatre vingt trois millions trois cent quatre-vingt-treize mille (1 183 393) F CFA. Ce dernier est mis à la disposition de la justisse pour incapacité de justif des documents financiers. A la mairie de N'Djaména aussi, le receveur municipal et deux chefs de service, tous deux sont mis en cause pour détournement de plusieurs centaines de millions dont l’AILC n’a pu donner le monant.
Au Cameroun dans les différentes agences du bureau national de fret terrestre de Douala et Ngaoundéré, la mission a détecté respectivement l’évaporation de sept milliards quatre cent cinquante-quatre millions deux cent soixante-cinq mille (7 454 265 000) et Cinq cent quatre-vingt-neuf millions quatre-cent-quatre-vingt-cinq mille six cent (589 485 600) F CFA. A Faya, cent vingt-neuf millions huit cent quatre-vingt-trois mille quatre-vingt-six (129 883 086) et à Massakori, six-cent-quarante-quatre millions neuf-cent soixante-dix-neuf mille (644 979 000) F CFA sont allés dans les poches des diables. Car ces responsables de Fret incriminés dans cette affaire n’ont pas pu verser l’encaissement des recettes à la caisse du Bureau national des fret du Tchad (BNFT).
En définitive, l’AILC s’emploie à assurer la défense des intérêts de l’Etat devant les instances judiciaires conformément à ses attributions sans faiblir, lance la contrôleur générale. « Le numéro vert le 12 22 est mis à la disposition du public en toute sécurité pour dénoncer les détourneurs des ressources de l’Etat »



