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Tchad: le Ministre de la Sécurité Publique suspend les détachements et les mises à disposition des agents

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Le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, Ali Ahmat Aghabache, deplore dans une note administrative qu’un nombre important de fonctionnaires de police, notamment des inspecteurs de police et des gardiens de la paix, ont été détachés dans différents services de l’État ou mis à la disposition de certaines personnalités pour assurer leur protection.

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​​Démocratie dans le doute en Afrique, retour du multilatéralisme 

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✍️Éric Topona, directeur de publication de ventd'afrique.com

Les rideaux s’abaissent ​lentement mais sûrement sur l’année 2025. Rarement, depuis le début du xxie siècle, une année n’avait connu autant de secousses, hormis 2001 et les attentats du 11 septembre de la mouvance ​​Al-Qaida d’Oussama Ben Laden contre les États-Unis d’Amérique​.

Et l’année 2002, celle de l’intervention militaire américaine en Irak, lors de la croisade surréaliste des néoconservateurs américains contre un « axe du mal » imaginaire. Ce fut aussi le début d’une remise en question du multilatéralisme, ce concept de la fin du siècle dernier qui prône une gestion concertée des affaires du monde, notamment s’agissant des défis majeurs auquel est confrontée la communauté internationale dans le contexte de la mondialisation.

Sans verser dans un catastrophisme inopportun, l’année 2025 aura été celle de la crise la plus grave du multilatéralisme avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, celle du recul des libertés démocratiques, y compris dans les États qui en ont été les précurseurs.

Et dans ce mouvement de glaciation des libertés, une certaine Afrique n’a pas été en reste. Il faut bien évidemment se féliciter de la transition démocratique réussie au Malawi où le chef de l’État sortant, ​Lazarus Chakwera​, défait dans les urnes, aura eu l’élégance démocratique de féliciter le leader de l’opposition victorieux, ​Peter Mutharika​, tout en lui promettant son concours pour une passation pacifique du pouvoir. En revanche, au Cameroun, en Tanzanie et, dans une certaine mesure, en Côte d’Ivoire, pour ne citer que ces pays, les signaux sont réellement inquiétants. Si les candidats sortants ont été déclarés vainqueurs, il faut souligner que ce fut au prix de graves entorses avec les principes de l’État de droit et à l’issue de scrutins d’exclusion. Dès lors, il apparaît que les procédures de renouvellement du personnel politique dans de nombreux pays africains sont devenues des formalismes creux, qui sont loin de refléter la volonté majoritaire du peuple souverain.

Au Sahel, dans les ​pays de l​’Alliance des États du Sahel, les mandats présidentiels sont désormais institués par décrets des juntes au pouvoir.

Même à l’époque des partis uniques, les « hommes forts » de cette époque organisaient des simulacres d’élections pour se donner bonne conscience, même dans la Russie actuelle de Vladimir Poutine, qui semble devenue leur modèle politique. Dans un tel contexte, on comprend que les appels naguère insistants à la libération du chef de l’État nigérien Mohamed Bazoum, pourtant démocratiquement élu, mais déchu par les armes, ​le 26 juillet 2023, se font de plus en plus rares. Il faut espérer que l’amorce récente d’un rapprochement entre l’AES et l​a ​Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dans le cadre de leur lutte commune contre le terrorisme djihadiste, servira aussi de passerelle à la libération de ce martyr de la démocratie et de l’État de droit.

Dans ce contexte tout aussi incertain qu’inquiétant sur l’état des libertés démocratiques et de l’alternance au sommet du pouvoir en Afrique, la Guinée-Bissau vient de s’illustrer de manière singulière et inédite. Ce qui n’était jusqu’à présent qu’un soupçon semble de plus en plus se confirmer. ​À savoir la simulation par le chef de l’État sortant et candidat à sa propre succession, ​​Umaro Sissoco Embaló, d’un “​vrai faux” coup d’État au bénéfice de ses obligés de l’armée, afin de ne pas voir proclamé vainqueur ​Fernando Diaz, après avoir écarté de la compétition la principale formation de l’opposition, le ​Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert ​(PAIGC​), dirigé depuis 2014 par Domingos Simões Pereira. Les militaires, qui disent pourtant avoir pris le pouvoir pour restaurer l’État de droit, ont confisqué les procès-verbaux du scrutin, selon la commission électorale nationale. Ce feuilleton ubuesque est loin de connaître son terme.

Ce tableau préoccupant de l’état des lieux de la démocratie et des libertés en Afrique en 2025 n’est guère de nature à laisser augurer d’une année 2026 apaisée et rassurante. Si dans une certaine opinion africaine continue de prévaloir l’éternel procès des forces exogènes et néocoloniales qui seraient à l’origine des malheurs de l’Afrique, notamment en Afrique francophone, il est plus que jamais temps pour cette région du continent africain de faire son aggiornamento. Son sursaut ne viendra ni de Moscou ni de Pékin, mais d’elle-même.

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L’AES à l’épreuve du péril djihadiste au Mali

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 Au départ, il s’agissait d’un blocus, voire de sabotages ou de perturbations des terroristes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) contre l’approvisionnement en hydrocarbures des principales régions et villes du Mali. Les derniers développements de l’actualité font craindre le pire. L’analyse d’Éric Topona.

✍️Éric Topona

Pour nombre d’observateurs, les attaques des terroristes islamistes, à leurs débuts, n’étaient guère de nature à donner lieu à des inquiétudes alarmistes, car il s’agit de stratégies de combat classiques dans toute guerre. Mais, au fur et à mesure que les nuisances du JNIM s’étendent sur la longue durée, les autorités maliennes, les populations et la communauté internationale réalisent qu’il s’agit en réalité d’une stratégie d’asphyxie de l’État malien tout entier.

Les hydrocarbures sont le poumon sans lequel aucun État ne peut se maintenir, y compris sur une courte durée. Or, à l’observation, le blocus du JNIM porte atteinte à la souveraineté de l’État malien dans sa capacité à assumer ses missions régaliennes, au premier rang desquelles la sécurisation de son territoire. Mais, plus grave, il n’y a pas que les forces de défense et de sécurité qui en sont impactées, mais aussi les activités économiques qui sont à l’arrêt, la liberté de circulation pour les personnes, l’éducation, la santé et tous les rituels périphériques de la vie ordinaire qui rendent possible le fonctionnement classique du corps social.

Cote d’alerte malgré l’inaction des militaires au pouvoir. L’État central malien n’est certes pas demeuré inactif, loin s’en faut.

Néanmoins, les populations comme les transporteurs des camions-citernes de carburant ne tarderont pas à réaliser que, en dépit de la forte mobilisation des forces de l’ordre pour sécuriser l’acheminement du carburant vers Bamako et d’autres centres névralgiques du pouvoir, l’emprise du JNIM ne cesse de se resserrer et, dans le même temps, l’incapacité, voire l’impuissance de l’État malien à neutraliser les actes de déstabilisation des terroristes sont de plus en plus vouées à l’échec.

La cote d’alerte a été atteinte lorsque, vers la fin du mois d’octobre, certaines grandes chancelleries occidentales ont vivement recommandé à leurs ressortissants présents au Mali de quitter de toute urgence le pays ou de se garder de s’y rendre. Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, dans un communiqué dont cette institution n’est pas coutumière, appelle début novembre la « communauté internationale » à venir en aide sans tarder au Mali, au regard des conséquences désastreuses et de l’effet domino que pourrait induire l’installation d’un régime djihadiste à Bamako.

Où est passée l’AES ?
Au regard de cette dégradation de la situation sécuritaire au Mali et des graves menaces qui pèsent sur sa souveraineté, de nombreux intellectuels et médias africains éludent la question que tout le monde devrait pourtant se poser : où est passée l’Alliance des États du Sahel ? C’est pourtant le moment d’en faire le bilan opérationnel et stratégique au regard des déclarations de bonnes intentions qui ont présidé à sa création.

Aussi, il ne faut jamais perdre de vue que la raison cardinale de la création de l’AES fut la mutualisation des forces de ses trois États membres fondateurs pour combattre efficacement le terrorisme djihadiste, reconquérir leur intégrité territoriale ; bref, réussir là où le G5 Sahel, la France, voire l’Union européenne ont échoué. Bien plus, ces États fondateurs de l’AES ont claqué la porte de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qu’ils disaient inféodée à l’Occident, et, plus récemment, de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).

La force de sécurité commune de 5 000 hommes bruyamment annoncée devrait pourtant faire la preuve de sa capacité opérationnelle au moment où le Mali, l’un des piliers de l’AES, fait face à une menace existentielle. Paradoxalement, l’AES est absente, y compris par le biais d’une communication de réprobation ou offensive.

Protection de la capitale, Bamako

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Le pouvoir de Bamako semble ne plus jurer que par la protection de la capitale, siège des institutions, où se sont manifestement repliés les mercenaires de l’Africa Corps qui semblent ne plus avoir pour mission que de protéger ce qui reste du pouvoir central. Dans le même temps, les terroristes du JNIM s’emparent de camps et de bases militaires, rognent chaque jour un peu plus les domaines régaliens de l’État, comme l’instauration d’un port vestimentaire salafiste pour les femmes, dans les villes tombées sous leur contrôle, ou l’assassinat récent d’une jeune TikTokeuse, Mariam Cissé, fidèle aux Forces armées maliennes (FAMa),, dont la mise à mort sur la place publique a ému l’opinion publique malienne et internationale.

Dissensions entre Bamako et Ouagadougou ?
Par ailleurs, certaines informations font état de dissensions persistantes entre les pouvoirs de Bamako et de Ouagadougou, en dépit des efforts de médiation et d’apaisement de leur homologue nigérien. Ironie de l’histoire, c’est surtout vers la Côte d’Ivoire, pays de la CEDEAO, que vont trouver refuge les nombreux Maliens qui redoutent une déferlante djihadiste sur Bamako.

La question qu’il est urgent de poser est de savoir si l’AES pourrait survivre à la chute du pouvoir actuellement aux affaires à Bamako. Comment comprendre que, alors que la Charte qui crée l’Alliance des États du Sahel prévoit une assistance mutuelle en cas d’attaque extérieure de l’un des États membres, ni le Niger ni le Burkina Faso ne se mobilisent pour sauver le pouvoir de Bamako d’un effondrement qui semble chaque jour se rapprocher dangereusement ? Sans céder à quelque catastrophisme que ce soit, il y a de fortes inquiétudes quant à la pérennité de l’AES comme nouvelle entité géopolitique.

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Désinformation en Afrique : Une enquête de Fact’Africa cartographie les relais pro-Kremlin sur le continent

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Une enquête vidéo publiée le vendredi 24 octobre 2025 par la plateforme Fact’Africa met en lumière un vaste réseau de diffusion de contenus alignés sur les récits du Kremlin dans plusieurs pays africains. Ce travail de fact-checking révèle comment des articles, vidéos et publications sur les réseaux sociaux contribuent à installer, sous des apparences locales, des messages pro-russes dans l’espace médiatique africain.

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ONU : Le temps des indispensables réformes

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✍️Èric Topona.

Le 24 octobre 1945, l’Organisation des Nations unies a été instituée, à la suite de la ratification de la Charte par la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’URSS et la majorité des autres pays signataires. 80 ans après sa création, l’ONU doit être reformée.

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