La CNDH et l’ICTJ renforcent le dialogue pour consolider la réconciliation nationale

DROITS DE L’HOMME | JUSTICE TRANSITIONNELLE
Le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), M. Belngar Larmé Jacques, a reçu ce lundi 31 août 2026, une délégation du Centre international pour la justice transitionnelle (ICTJ). Au cœur des échanges : l’évaluation de l’environnement de la justice transitionnelle au Tchad, les mécanismes de réparation en faveur des victimes et les perspectives d’un accompagnement institutionnel et technique adapté au contexte national.
Une rencontre dans le prolongement de la mission UA-ICTJ
Cette audience intervient dans le prolongement de la mission exploratoire conjointe conduite en juin dernier par l’Union africaine et l’ICTJ au Tchad. Elle constitue une nouvelle étape dans la réflexion sur les mécanismes susceptibles de contribuer au processus de réconciliation nationale, à la consolidation de l’État de droit et à la prévention de la répétition des violences.
Les échanges ont notamment porté sur l’état des lieux des mécanismes de justice transitionnelle, la prise en compte des préjudices subis par les victimes, les dispositifs de réparation ainsi que les progrès enregistrés et les défis qui demeurent à relever.
La CNDH réaffirme son engagement
Pour la CNDH, cette démarche revêt une importance particulière au regard de son mandat en matière de promotion, de protection, de veille, d’enquête, de conseil et de dialogue sur les droits de l’Homme.
Le Président Belngar Larmé Jacques a salué l’engagement de l’ICTJ dans l’accompagnement des processus de justice transitionnelle et réaffirmé la disponibilité de la Commission à poursuivre la collaboration. Il a souligné l’importance d’une justice transitionnelle susceptible de répondre aux attentes des victimes, de renforcer la confiance entre les communautés et de contribuer à l’instauration d’une paix durable.
De leur côté, les représentants de l’ICTJ ont salué le rôle joué par la CNDH dans la promotion et la protection des droits de l’Homme et réaffirmé leur disponibilité à apporter leur expertise et leur appui technique dans le cadre de cette dynamique.
Une mission de terrain auprès des acteurs nationaux
La mission de l’ICTJ se poursuivra par une série de rencontres avec les principaux acteurs concernés par la justice transitionnelle. Les délégués prévoient notamment des échanges avec les organisations de la société civile, les leaders communautaires, religieux et traditionnels ainsi qu’avec les autorités administratives.
Des sessions de travail sont également prévues dans plusieurs provinces, notamment le Logone Occidental, le Lac et le Dar Sila, afin de recueillir les perceptions, les attentes et les préoccupations des acteurs locaux.
À travers cette démarche, l’ICTJ entend approfondir son évaluation de la situation et identifier, avec les acteurs tchadiens, les pistes d’un accompagnement répondant aux réalités et aux priorités nationales. Pour la CNDH, cette dynamique offre une opportunité de renforcer le dialogue autour d’une justice transitionnelle centrée sur les victimes, la vérité, la réparation, la non-répétition et la consolidation de la paix.



